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la voie de la damnation

 
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dav43
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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 13:52 (2008)    Sujet du message: la voie de la damnation Répondre en citant

La voie de la damnation

Citation:
e harcèlement incessant commence à me fatiguer. J'ai d'importantes recherches en cours, des effets magiques subtils qui nécessitent des semaines de préparation et de rituels. » Kel'Thuzad fulminait. On l'avait forcé à attendre plusieurs heures avant même de lui permettre de rencontrer ses accusateurs. Drenden et Modera, apparemment les porte-parole du groupe, étaient deux de ses critiques les plus manifestes. Ils n'auraient cependant pas osé mettre en branle cette dernière inquisition sans avoir le soutien d'Antonidas, qui ne s'était pas encore manifesté. Que manigançait donc le vieil homme ? Drenden pouffa. « C'est la première fois que j'entends qualifier votre style de magie de “subtil”.


— Une opinion qui ne traduit que l'incompétence de celui qui la manifeste, » répondit froidement Kel'Thuzad. Une voix lointaine lui parvint alors, la voix d'un ami. Avec le temps, elle lui était devenue si familière qu'il lui semblait entendre ses propres pensées. Ils te craignent et ils te jalousent. Après tout, grâce à ton nouvel axe de recherche, tu continues à progresser en savoir et en puissance.
Il y eut un éclair de lumière, et un archimage aux cheveux gris et à la mine renfrognée fit son apparition dans la salle, un petit coffret de bois coincé sous le bras. « Je ne l'aurais pas cru si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux. Tu as abusé de notre patience pour la dernière fois, Kel'Thuzad.
— Le vénérable Antonidas daigne enfin nous honorer de sa présence. Je commençais à croire que vous étiez tombé malade.
— L'âge t'effraie, n'est-ce pas ? coupa Antonidas. Tu réalises qu'il n'existe pas de choix. »
Laisse-le y croire, si cela peut lui faire plaisir.
Retrouvant un peu son calme, Antonidas poursuivit : « En ce qui concerne ma santé, tu n'avais pas à t'inquiéter. J'étais simplement occupé ailleurs.
— À fouiller mes appartements pour trouver des traces de magie interdite ? Vous n'auriez pas dû perdre votre temps.
— Il est vrai que tes quartiers ne contenaient rien d'incriminant. Les entrepôts que tu possèdes dans les terres du Nord, en revanche… » Antonidas lui jeta un coup d'œil écœuré.
Maudit soit ce fouineur plein de suffisance. « Vous n'aviez pas le droit… »
Antonidas heurta le sol de son bâton, le réduisant au silence, et se tourna vers les autres magi. « Il a transformé les bâtiments en laboratoires pour y effectuer des expériences ignobles. Voyez vous-mêmes, confrères. Contemplez le fruit de ses travaux. » Il ouvrit le coffret et le pencha pour que tous puissent voir son contenu.
Les restes en décomposition de plusieurs rats. Deux d'entre eux grattaient maladroitement les bords du coffret, faisant de vains efforts pour s'enfuir. Certains des magi bondirent sur leurs pieds, et un brouhaha consterné s'ensuivit. Même le haut-elfe à la chevelure dorée assis à l'arrière de la salle parut surpris. Pourtant, le très grand âge du prince Kael'thas rendait cette prouesse quasiment impossible.
En reportant son attention sur les rats emprisonnés, Kel'Thuzad vit qu'ils s'étaient effondrés et avaient cessé de bouger. Encore une série vouée à l'échec, apparemment. Qu'importe. Un jour il parviendrait à créer un spécimen stable de mort-vivant. Tout son dur labeur serait alors enfin légitimé. Ce n'était qu'une question de temps.
Certaines des mailles du sortilège qui te réduit au silence sont grossièrement tissées. Veux-tu que je te montre comment les effilocher ?
Le temps, tout comme la voix énigmatique de son allié inconnu, l'aidait à s'approcher de son objectif. Montre-moi, pensa-t-il.
Une jeune femme apparut dans un autre trait de lumière. Le regard intense et pénétrant du haut-elfe la suivit comme elle s'approchait d'Antonidas, mais Jaina Proudmore n'y prêta pas attention. Elle était entièrement accaparée par ses fonctions. Le séduisant prince n'avait pas l'ombre d'une chance.
Les vifs yeux bleus de la jeune femme posèrent un regard curieux sur Kel'Thuzad. Elle prit la boîte que lui tendait Antonidas, pendant qu'il poursuivait : « Mon apprentie va s'assurer que ce coffret et son contenu soient incinérés. »
La femme s'inclina et se téléporta à l'extérieur. De l'autre coté de la pièce, le haut-elfe fronça les sourcils en scrutant l'emplacement de sa disparition. En d'autres circonstances, Kel'Thuzad aurait pu s'amuser de cette scène muette. Cependant, en l'absence de contestation, Antonidas reprenait sa diatribe. Bouillonnant intérieurement, Kel'Thuzad reprit ses efforts pour se libérer.
« Nous avons assez toléré cette situation, en nous contentant de lui taper sur les doigts de temps à autre pour ses pratiques les plus douteuses. Nous avons tenté de le guider. Et maintenant nous apprenons qu'il pratique la magie noire. Le nom du Kirin Tor est en train de devenir rapidement une forme de malédiction dans la bouche des villageois de la région.
— Menteur ! » s'écria Kel'Thuzad, et quelques-uns des magi furent de nouveau avec lui, prêts à écouter son explication. « Les paysans se souviennent de la Seconde guerre aussi bien que nous. On peut dire tout le mal que l'on veut des orcs, mais leurs démonistes manipulaient de grands pouvoirs. Des pouvoirs contre lesquels nous n'avions quasiment aucune défense. Nous sommes tenus d'y remédier. Nous devons apprendre à manier et à contrer ces formes de magie.
— Pour lever une armée de rats dont l'existence contre-nature se mesure en heures ? demanda sèchement Antonidas. Oui, mon enfant, j'ai aussi trouvé tes carnets. Tu as conservé des notes abondamment détaillées sur cette abominable entreprise. Tu ne pouvais pas sérieusement envisager d'utiliser ces pitoyables créatures contre les orcs. À supposer, bien sûr, que ceux-ci parviennent un jour à sortir de leur léthargie actuelle, à s'échapper des camps d'internement, et à réussir d'une façon ou d'une autre à redevenir une menace.
— Le fait que je sois votre cadet ne fait pas de moi un enfant, loin de là ! répliqua Kel'Thuzad. Et en ce qui concerne les rats, ils ne sont que l'aune à laquelle je mesure mes progrès. C'est une technique expérimentale éprouvée. »
Un soupir. « Je sais parfaitement que tu passes le plus clair de ton temps dans le Nord en ce moment. Ce sont d'ailleurs tes absences de plus en plus longues qui ont attiré mon attention en premier lieu. Ne me dis pas que tu ignores que la levée de la nouvelle taxe royale a déclenché des désordres. Ta quête de pouvoir égoïste pourrait inciter les paysans à la révolte, et plonger le Lordaeron dans la guerre civile. »
Il n'était pas au courant pour la taxe. Antonidas devait exagérer. De plus, de vrais magi ne devraient pas avoir à se soucier d'affaires si vulgaires. « Je prendrai des précautions pour être plus discret, proposa-t-il en grinçant des dents.
— Aucune précaution ne pourrait permettre de garder un secret d'une telle ampleur, répondit Drenden.
— Nous avons toujours dû composer entre le besoin de protéger nos peuples et le risque de devenir nous-mêmes dangereux, ajouta Modera. Nous ne devons jamais sacrifier notre humanité. Pas en apparence, et certainement pas en réalité. Au mieux, vos méthodes nous feront condamner pour hérésie. »
C'en était trop. « On nous traite d'hérétiques depuis des siècles. L'Église n'a jamais apprécié nos méthodes. Mais en dépit de ces sentiments, nous sommes toujours là.
— Parce que nous évitons la magie noire, qui mène à la corruption et à la ruine, opina-t-elle.
— Parce que nous sommes indispensables !
— Assez ! » Antonidas avait l'air fatigué. Il ajouta pour Modera et Drenden : « Si de simples arguments pouvaient l'atteindre, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

— J'ai entendu vos arguments, répliqua Kel'Thuzad exaspéré. Dieux miséricordieux, je les ai tellement entendus que j'en suis malade ! C'est vous qui n'entendez pas les miens, qui refusez de vous défaire de vos vieilles crain…
— Tu te méprends sur nos intentions, l'interrompit Antonidas. Ceci n'est pas un débat. Alors que nous parlons, tes propriétés sont passées au peigne fin. Tous les objets corrompus par la magie noire seront confisqués, et détruits après leur identification. »
Son allié anonyme l'avait prévenu de cette éventualité, mais Kel'Thuzad n'y avait pas cru. Étrangement, il se sentait presque soulagé maintenant que c'était arrivé. Le souci du secret limitait la portée de son travail et restreignait ses progrès.
« Au vu des preuves, continua pesamment Antonidas, le roi Terenas a confirmé notre jugement. Si tu n'abandonnes pas cette folie, tu seras déchu de ton rang et de tes biens, et tu seras exilé de Dalaran… et même du Lordaeron. »
L'esprit en ébullition, Kel'Thuzad s'inclina et sortit. Il ne faisait aucun doute que le Kirin Tor allait éviter d'ébruiter la nouvelle de sa prétendue disgrâce, de peur des répercussions éventuelles au cas où ses actes seraient rendus publics. Pour une fois, il allait profiter de leur couardise. Jamais ses richesses n'iraient garnir les coffres du trésor royal.

* * * * *
ne meute de loups suivait Kel'Thuzad depuis plusieurs lieues, s'approchant presque à portée de sortilège avant de laisser la distance se creuser à nouveau. Jetant un coup d'œil inquiet par-dessus son épaule, il les vit gronder et aplatir leurs oreilles avant de filer. Heureusement, les vents arctiques se faisaient eux aussi moins pressants. Il pouvait apercevoir le sommet dans le lointain, une cime désolée dont la vue faisait naître en lui des sentiments mêlés de triomphe et d'appréhension. Le pic de la Couronne de glace… Peu nombreux étaient les explorateurs qui avaient eu l'audace de braver le glacier, et encore moins nombreux ceux qui avaient survécu pour en parler. Mais lui, Kel'Thuzad, saurait gravir seul ses escarpements pour regarder de haut le reste du monde.
Il n'existait malheureusement que très peu de cartes du continent glacé de Norfendre, et il les trouvait lamentablement inappropriées, tout comme les provisions qu'il avait fièrement préparées pour son voyage. Les incertitudes sur la route à suivre et la destination finale lui interdisaient de se téléporter. Sans se ménager, il repartit en chancelant. Il ne savait plus depuis combien de temps il marchait. Il grelottait sans cesse, malgré son manteau doublé de fourrure. Ses jambes maladroites et engourdies lui faisaient l'effet de piliers de pierre. Son corps avait commencé à ralentir. S'il ne trouvait pas rapidement un abri, il allait mourir dans ce froid.
Un reflet de lumière finit par attirer son regard : un obélisque de pierre couvert de symboles magiques, et au-delà une citadelle. Enfin ! Il dépassa l'obélisque et traversa un pont qui semblait constitué de pure énergie. Les portes de la citadelle s'ouvrirent devant lui, mais il fit halte juste avant de les franchir.

L'entrée était gardée par deux créatures grotesques. Sous la taille, elles ressemblaient à des araignées géantes, campées au sol sur six pattes. Les deux derniers membres étaient rattachés comme des bras à un torse vaguement humanoïde. Mais c'était leur état qui paraissait le plus fascinant chez ces créatures. Leur corps était marqué par tout un assortiment de blessures ouvertes, dont seules les plus graves étaient grossièrement bandées. Le bras de l'un des gardes était tordu de façon improbable. De l'ichor dégoulinait de la mâchoire du second, sans que cela semble le déranger.
Malgré la puanteur familière de la non-mort, les gardes ne laissaient paraître aucun des symptômes de la confusion qui avait frappé les rats de Kel'Thuzad. Les créatures arachnéennes devaient aussi avoir conservé l'essentiel de leur force et de leur coordination, sans quoi elles auraient fait de bien piètres gardes. Leur créateur était visiblement un nécromancien expérimenté.
À sa grande surprise, elles s'écartèrent pour le laisser passer. Peu enclin à s'interroger sur sa bonne fortune, il entra de bon cœur dans la citadelle, où il faisait sensiblement plus chaud. Une statue abîmée figurant l'une de ces quasi-araignées ornait le hall d'entrée. Le bâtiment lui-même semblait être de construction récente, mais la statue paraissait très ancienne. En y repensant, il se souvint avoir aperçu des statues similaires dans les ruines antiques qu'il avait traversées lors de son périple vers le nord. Le froid lui engourdissait les méninges.
À première vue, le nécromancien avait conquis le royaume de ces êtres arachnéens, les avait transformés en morts-vivants, et s'était emparé de leurs trésors comme trophées de guerre. Il exultait. Il allait apprendre de grandes choses ici.
Une créature gigantesque, mélange grotesque de scarabée et d'araignée, apparut à l'autre bout de la pièce. Alors que le monstre se rapprochait à pas mesurés, Kel'Thuzad put observer que son corps imposant portait un nombre encore plus élevé de blessures et de bandages. Comme les gardes, c'était un mort-vivant, mais il se sentait plus effrayé qu'impressionné devant une telle masse. Il n'était pas sûr d'avoir les capacités nécessaires pour vaincre un tel monstre, et encore moins pour le relever d'entre les morts.
La créature l'accueillit d'une profonde voix de basse qui résonnait dans son corps gigantesque. Bien qu'elle se soit exprimée dans un commun parfaitement compréhensible, le son le glaça. Ses mots semblaient émerger d'un étrange bruit de fond composé de bourdonnements et de cliquètements. « Le maître vous attend, archimage. Je suis Anub'arak. »
Prodigieux ! Elle avait aussi bien l'intelligence que les fonctions motrices nécessaires à la parole ! « Oui. Je souhaite devenir son apprenti. »
L'énorme créature se contenta de le regarder de haut, comme si elle se demandait si le visiteur ferait un amuse-gueule convenable.
Il se racla nerveusement la gorge. « Puis-je le voir ?
— Quand le moment sera venu, gronda Anub'arak. Jusqu'ici, vous avez dédié votre vie à la quête de la connaissance. Un objectif admirable, mais vos expériences de mage ne suffisent certainement pas à vous préparer au service du maître. »
Qu'est-ce qui pouvait inspirer un tel discours ? Ce majordome considérait-il Kel'Thuzad comme un rival ? Dans ce cas, il fallait dissiper cette méprise aussi vite que possible. « En tant qu'ancien membre du Kirin Tor, j'ai plus de magie sous mon contrôle que vous pourriez l'imaginer. Je suis amplement préparé pour toute tâche que le maître voudra me confier.
— Nous verrons. »



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MessagePosté le: Dim 9 Mar - 13:52 (2008)    Sujet du message: Publicité

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